Archives de Catégorie: projet-rescousse

Les articles classés dans cette catégorie s’affichent sur la page d’accueil du site Web du Projet Rescousse.

Au nom de la loi, arrêtez ce projet !

Le premier ministre du Québec Jean Charest répète depuis plusieurs mois que personne n’est au-dessus des lois et que leur respect fait partie des valeurs fondamentales de la société québécoise. Il souhaitait faire de la loi et l’ordre un thème central de l’actuelle campagne électorale. Le voici donc servi avec une histoire encore bien chaude qui met en scène une loi bafouée par l’un de ses ministres au profit d’amis du parti.

Quelques jours avant le déclenchement des élections, le gouvernement du Québec a officialisé l’agrandissement du parc national du Mont Saint-Bruno. Cette annonce a soulevé plusieurs questions notamment sur le fait que la Forêt des Hirondelles, un important milieu naturel adjacent au parc n’y ait pas été annexé.

Un promoteur immobilier, le sénateur libéral Paul J. Massicotte, veut construire à cet endroit trente maisons de luxe. Il a l’appui du maire de Saint-Bruno, mais plusieurs citoyens mènent une lutte épique pour sauvegarder le boisé. Ceux-ci ont même saisi la Cour supérieure du Québec afin d’obtenir une injonction.

Questionné plus tôt cet été sur ce qu’il entendait faire avec ce site, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs Pierre Arcand y est allé d’une réponse des plus surprenante en indiquant qu’il n’avait pas l’intention d’invoquer la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (ci-après la Loi) pour bloquer le projet domiciliaire.

Or, parmi les nombreuses espèces menacées ou vulnérables présentes dans la Forêt des Hirondelles, l’une d’elles est protégée par l’article 16 de la Loi qui interdit en substance de nuire à tout spécimen (interdiction de récolter, de détruire, de mutiler, etc.). L’article 16 prévoit certes quatre catégories d’exceptions, notamment pour des fins scientifiques, éducatives ou de gestion, mais aucune d’elles n’inclut le développement domiciliaire et ce, peu importe l’allégeance du promoteur.

Si le ministre Arcand ignore ainsi la Loi, il ne peut ignorer la présence de cette espèce sur le site, ayant reçu depuis plusieurs mois les coordonnées géoréférencées de plusieurs spécimens en plus de quelques photos pour agrémenter sa lecture des faits. La présence de l’espèce à plusieurs endroits sur le site rend toute construction domiciliaire incompatible avec le respect de l’interdiction énoncée à l’article 16.

Le ministre Arcand s’est fait rassurant en indiquant aux journalistes que le promoteur devait obtenir un certificat d’autorisation et que le tout était à l’étude. Il faut rappeler au ministre Arcand que l’obtention d’un certificat d’autorisation obtenu en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE)* ne dispense pas un promoteur de respect des autres lois environnementales, pas plus que cela ne le dégage de sa responsabilité ministérielle de faire respecter les dispositions de la Loi.

Nul n’est censé ignorer la loi et encore moins un ministre responsable de son application. Si le ministre Arcand veut autoriser ce projet domiciliaire conformément à la lettre de la Loi et de son article 16, il doit modifier son Règlement sur les espèces floristiques menacées ou vulnérables et leurs habitats. Dans le respect de la lettre et surtout de l’esprit de la Loi, une autre option, plus noble celle-là, s’offre à lui. Au nom de la Loi, il peut immédiatement arrêter ce projet.

Le Projet Rescousse

* Les exceptions prévues à l’article 5 du Règlement sur les espèces floristiques menacées ou vulnérables et leurs habitats ne concernent pas l’ensemble des espèces floristiques menacées ou vulnérables du Québec, contrairement à la position récemment défendue en Cour supérieure par le gouvernement du Québec [SIC]. Seulement les espèces spécifiées à l’article 5 du règlement sont exemptées de l’application de l’article 16 de la Loi par l’émission d’un certificat d’autorisation émis en vertu de la LQE.

Un monument pour célébrer la biodiversité à Montréal ?

Prototype de Bi

Prototype de Bi, future statue de la Biodiversité à Montréal (illustration de Ghislain Caron)

22 mai 2011, Journée Internationale de la biodiversité. Dans la poursuite de son objectif d’élever la biodiversité au rang des valeurs fondamentales de l’humanité, le Projet Rescousse propose de faire ériger un monument célébrant la diversité de la vie sur terre.

La ville de New York, siège des Nations-Unis, a sa statue de la Liberté. La ville de Montréal, siège du Secrétariat de la Convention sur la biodiversité, aura peut-être sa statue de la Biodiversité ? Ville « bi » par excellence (Biodôme, Biosphère, Bixi, bilingue…), Montréal a grand besoin d’un symbole phare pour se projeter dans l’avenir. Ce monument vivant, prenant la forme d’un gigantesque inukshuk reposant sur le dos d’une tortue, pourrait abriter de multiples organisations et événements. Et pourquoi pas un spectacle permanent du cirque du Soleil ?

Vous aimez l’idée ? Réagissez sur ce blogue, sur Facebook ou sur Twitter

www.rescousse.org

Liberté, égalité, biodiversité

L’année 2010 a été proclamée Année internationale de la biodiversité. L’ONU annonçait récemment qu’il en sera de même de la décade à venir. Ainsi, nous continuerons d’être inondés d’informations factuelles sur la crise de la biodiversité : saviez-vous qu’une espèce disparaît toutes les 20 minutes, que le taux d’extinction est actuellement 250 fois supérieur au taux naturel, que les océans se meurent, et que si la tendance se maintient, la moitié des espèces connues auront disparu d’ici 100 ans ? Ces implacables prédictions, toutes plus alarmantes les unes que les autres, fusent de toutes parts et percolent comme jamais aux quatre coins de notre planète. Qui peut aujourd’hui prétendre ignorer ce problème ?

Lire la suite

Êtes-vous bi ? – Le film

Une réflexion-invitation à l’occasion du 22 mai 2011…

Voir la vidéo

Avec Pierre Verville, Christopher Hall et la voix de Sylvie Léonard.

Et vous, avez-vous trouvé votre point bi ?

Partagez cette vidéo et votre point bi !

  • Dans Twitter, avec le mot-clic #pointbi
    Ex. Je suis bi…noculaire. http://youtu.be/fiJfjTHxgeo #pointbi
  • Sur votre babillard Facebook
    Ex. Je suis bi…pède. J’aime marcher dans le bois, après une petite pluie. http://youtu.be/fiJfjTHxgeo
  • Par courriel, avec vos amis qui ont la biodiversité et la fête à cœur.
  • Dans l’onglet discussion de notre page Facebook (http://goo.gl/Yc0wv), avec d’autres adeptes du Projet Rescousse.
  • En commentant cet article !

Êtes-vous bi ?

Voir la vidéo

Intrigué(e)s ? La suite en ligne le 20 mai 2011 aux aurores !